La première étape importante, et nécessaire à cet endroit vu les caractéristiques du terrain (essentiellement de la molasse), consiste à créer une couche d'humus sur toutes les zones qui seront plantées.
Cette préparation du terrain est effectuée la première année par l'apport externe de 600kg de paillis de roseaux - choisi pour être un produit local, issu de la coupe des roseaux pour l'entretien annuel de la réserve naturelle située à proximité (la Grande Cariçaie) et qui présente l'avantage d'avoir un rapport carbone-azote pratiquement parfait.
Si la permaculture devrait fonctionner sans apport externe de matière organique, à terme, la pauvreté du sol du jardin en l'état justifie un apport massif la ou les premières années, pour permettre le démarrage du système. L'année suivante, une botte de 2,5m3m³ de paillage de Miscanthus de production locale est ajoutée au début de l'hiver.
Toujours selon les principes de la permaculture, une autre action mise en place consiste à multiplier les bordures, en créant autant que possible des micro-climats différents et une grande diversité de milieux (miniatures). La construction d'un mur en pierres sèches (issues d'une carrière de la région) répond à ce besoins, en fonctionnant comme accumulateur de chaleur, abri contre le vent ou habitat pour la biodiversité. En permaculture, chaque élément devrait remplir plusieurs fonctions: ainsi, le mur en pierre permet également le soutènement par endroit, apporte une qualité esthétique et fournit des minéraux au terrain par dégradation des pierres au fil du temps.
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