Initiée au printemps 2019, la démarche de conversion du jardin est informée des risques de canicules et de sècheresse à la saison chaude. En outre, l'arrosage est l'une des tâches les plus astreignantes d'un système permaculturel - puisque le reste nécessite très peu de travail - et l'une des plus importantes. Ayant souvent manqué d'assiduité dans cette tâche au moment crucial, le jardinier s'est lancé dans la mise en place d'une infrastructure expérimentale: le bassin souterrain, sorte de mini-nappe phréatique artificielle, disposant de deux avantages importants:
Un premier dispositif de taille réduite (env. 1m x 50cm) est construit dans un coin du jardin, pour tester l'idée:
Il ne reste plus qu'à attendre une période de sècheresse pour évaluer l'efficacité de ce premier dispositif. Cela n'a pas manqué en 2019, malgré un été très humide où même les cultures conventionnelles de pommes de terre ont subit des pertes importantes, car à la fin de l'été le jardin n'a pas reçu la moindre goutte de pluie pendant près de deux mois (mi-août à mi-octobre). C'était l'occasion d'observer la capacité de ce premier bac souterrain expérimental: à la fin de cette période de sècheresse, la terre était encore humide à quelques centimètres de profondeur. Il y avait toujours une grande quantité d'eau au fond du bassin, sans aucun apport externe (arrosage).
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